« Si vous frappez un enfant par colère, vous perdez tout empire sur lui, on ne règne sur les âmes que par le calme. »
Ernest Legouvet,
Ne subissez pas votre famille… Vivez-la !

« Si vous frappez un enfant par colère, vous perdez tout empire sur lui, on ne règne sur les âmes que par le calme. »
Ernest Legouvet,
A partir de 18 mois un enfant qui commence à développer son autonomie passe par des crises de colère. Cela fait partie de son développement normal et ce jusqu’à ses 4 ou 5 ans. Mais ces crises de colère varient souvent en intensité. En effet, cela peut aller de la simple petite crise de larme tout à fait anodine, à une crise beaucoup plus importante avec des cris, des hurlements voire même des excès de violence. Et c’est là, que votre patience est mise à rude épreuve.
Pour les enfants en bas-âge, s’exprimer ou mettre des mots sur leurs besoins ou leurs envies est très difficile. Et la colère est souvent leur seul moyen de réagir lorsque des évènements imprévus ou des émotions intenses les dépassent. Mais les colères peuvent être multiples. Toute la difficulté est de comprendre d’où vient cette colère. Il vous faut trouver le « pourquoi du comment » pour adapter votre réaction et trouver le moyen d’apaiser votre enfant.
Premièrement, dans son quotidien votre enfant est souvent confronté à la frustration ; soit on lui expose un refus ou on lui impose quelque chose. Nous sommes tous confrontés à ces situations. L’assiette de purée tombant au sol parce qu’il ne veut que son dessert, votre enfant se roulant par terre pour ne pas mettre son manteau, le même enfant hurlant pour ne pas aller au bain puis hurlant de plus belle 30 mn plus tard pour ne pas en sortir !!! Grrrrr… Et oui, de quoi s’arracher les cheveux un à un !
Toujours sur cette idée de frustration, votre enfant n’arrive pas à faire ce qu’il entreprend et ça le met en rogne ! Tout au long de son développement, votre enfant apprend et plus il grandit, plus il revendique son autonomie et son indépendance. Malheureusement il n’a pas encore toutes les capacités et les ressources pour réussir.
Et ça commence dès son plus jeune âge. Tout petit sur le tapis d’éveil, ce jouet que votre enfant observe et qui malgré tous ses efforts, ses mouvements de bras et de pieds discontinus, le nargue et ne vient toujours pas jusqu’à lui. Plus grand, ce jouet qui n’a rien demandé et qui traverse la pièce en volant parce qu’il n’a pas réussi à trouver la place exigée par votre enfant. Mais soyez rassuré ; cette colère liée à son mécontentement est passagère et ne dure jamais très longtemps.
Cependant la colère de votre enfant peut aussi venir d’un état de stress ou d’angoisse. Et là c’est plus compliqué. A-t-il eu peur de quelque chose ? S’est-il retrouvé dans une situation inquiétante à la crèche ou à l’école ? A-t-il fait des cauchemars ? S’est-il retrouvé devant un écran de télé ou tablette avec des images choquantes ? En tout cas, son angoisse est là, permanente et se répercute dans son quotidien ; il devient irascible et se met en colère souvent pour un rien. Il ne s’exprime plus que par des cris ou des pleurs. La moindre contrariété suffit à faire exploser cette colère qui dure parfois et s’étale sur plusieurs jours.
Comme vu précédemment, la colère a donc plusieurs origines, mais qu’elle soit liée à une angoisse, un mécontentement ou une frustration elle a toujours le même visage ; votre enfant se transforme en démon avec les poils hérissés, le visage tout rouge, une grimace à se déboîter la mâchoire et un regard à faire peur aux plus téméraires !
Et quel est votre premier réflexe ? Lui dire de se calmer avec les phrases toutes faites entendues dans notre enfance ; « Calme-toi, ça sert à rien de s’énerver pour si peu », « t’as pas l’impression d’en faire des caisses là ! », « Si tu continues tu vas vraiment savoir pourquoi t’es énervé ! »…. Voire pire, hurler encore plus fort que votre enfant, le punir, l’isoler ou le mettre sous une douche froide ! Résultat, votre enfant se retrouve dans l’incompréhension puisqu’à ses yeux il est doublement puni.
OUI, la colère de votre enfant, surtout si elle est récurrente, vous met les nerfs à vif mais NON, il ne faut pas céder à l’appel du lion qui sommeille en vous ; surtout, ne mettez pas d’huile sur le feu ! Deux solutions s’offrent donc à vous ; le laisser libérer sa colère seul mais toujours à portée de vue, ou l’accompagner du mieux que vous pouvez.
Quand il est frustré, et bien sachez-le, votre enfant a tout à fait le droit d’être en colère. Son besoin immédiat est d’évacuer cette émotion intense, de laisser échapper la vapeur de la cocotte minute pour revenir à un apaisement. Il peut le faire seul en décidant de se focaliser sur une activité qui va lui permettre de se défouler ; taper du pied plutôt que de taper sur sa sœur, taper dans un ballon dehors plutôt que dans les murs ou les jouets, faire du trampoline, regarder son dessin animé préféré… tout est possible tant qu’il ne se met pas en danger. A vous de définir avec lui ce qu’il est autorisé à faire quand il est fâché.
Mais il peut se faire accompagner d’un de ses parents ; improvisez une sortie à vélo, proposez-lui de cuisiner et de préparer le goûter du jour, toute activité susceptible d’attirer son attention ailleurs. Si votre enfant est plus grand vous pouvez aussi le mettre en responsabilité ; en ayant le choix, il aura le sentiment d’être considéré comme un grand. Ensuite, une fois la crise passée et retombée, vous pourrez vous poser avec lui pour échanger sur ce qui s’est passé. Le dialogue doit s’ouvrir sur le problème ; d’une part pour comprendre la raison de la colère, voir si elle était justifiée et si elle n’aurait pas pu se résoudre différemment, et d’autre part pour rappeler les règles comportementales au sein de votre foyer.
En conclusion, il faut laisser votre enfant exprimer la colère jusqu’au bout. C’est une forme de médicament pour soigner les émotions. Il n’y a rien de pire que d’ajouter de la frustration à la frustration alors gardez votre calme et soyez zen.
Vous trouverez ci-dessous quelques articles à lire en complément sur ce sujet :
Cool parents make happy kids : Colère de bébé
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Ernest Legouvet,
A partir de 18 mois un enfant qui commence à développer son autonomie passe par des crises de colère. Cela fait partie de son développement normal et ce jusqu’à ses 4 ou 5 ans. Mais ces crises de colère varient souvent en intensité. En effet, cela peut aller de la simple petite crise de larme tout à fait anodine, à une crise beaucoup plus importante avec des cris, des hurlements voire même des excès de violence. Et c’est là, que votre patience est mise à rude épreuve.
Pour les enfants en bas-âge, s’exprimer ou mettre des mots sur leurs besoins ou leurs envies est très difficile. Et la colère est souvent leur seul moyen de réagir lorsque des évènements imprévus ou des émotions intenses les dépassent. Mais les colères peuvent être multiples. Toute la difficulté est de comprendre d’où vient cette colère. Il vous faut trouver le « pourquoi du comment » pour adapter votre réaction et trouver le moyen d’apaiser votre enfant.
Premièrement, dans son quotidien votre enfant est souvent confronté à la frustration ; soit on lui expose un refus ou on lui impose quelque chose. Nous sommes tous confrontés à ces situations. L’assiette de purée tombant au sol parce qu’il ne veut que son dessert, votre enfant se roulant par terre pour ne pas mettre son manteau, le même enfant hurlant pour ne pas aller au bain puis hurlant de plus belle 30 mn plus tard pour ne pas en sortir !!! Grrrrr… Et oui, de quoi s’arracher les cheveux un à un !
Toujours sur cette idée de frustration, votre enfant n’arrive pas à faire ce qu’il entreprend et ça le met en rogne ! Tout au long de son développement, votre enfant apprend et plus il grandit, plus il revendique son autonomie et son indépendance. Malheureusement il n’a pas encore toutes les capacités et les ressources pour réussir.
Et ça commence dès son plus jeune âge. Tout petit sur le tapis d’éveil, ce jouet que votre enfant observe et qui malgré tous ses efforts, ses mouvements de bras et de pieds discontinus, le nargue et ne vient toujours pas jusqu’à lui. Plus grand, ce jouet qui n’a rien demandé et qui traverse la pièce en volant parce qu’il n’a pas réussi à trouver la place exigée par votre enfant. Mais soyez rassuré ; cette colère liée à son mécontentement est passagère et ne dure jamais très longtemps.
Cependant la colère de votre enfant peut aussi venir d’un état de stress ou d’angoisse. Et là c’est plus compliqué. A-t-il eu peur de quelque chose ? S’est-il retrouvé dans une situation inquiétante à la crèche ou à l’école ? A-t-il fait des cauchemars ? S’est-il retrouvé devant un écran de télé ou tablette avec des images choquantes ? En tout cas, son angoisse est là, permanente et se répercute dans son quotidien ; il devient irascible et se met en colère souvent pour un rien. Il ne s’exprime plus que par des cris ou des pleurs. La moindre contrariété suffit à faire exploser cette colère qui dure parfois et s’étale sur plusieurs jours.
Comme vu précédemment, la colère a donc plusieurs origines, mais qu’elle soit liée à une angoisse, un mécontentement ou une frustration elle a toujours le même visage ; votre enfant se transforme en démon avec les poils hérissés, le visage tout rouge, une grimace à se déboîter la mâchoire et un regard à faire peur aux plus téméraires !
Et quel est votre premier réflexe ? Lui dire de se calmer avec les phrases toutes faites entendues dans notre enfance ; « Calme-toi, ça sert à rien de s’énerver pour si peu », « t’as pas l’impression d’en faire des caisses là ! », « Si tu continues tu vas vraiment savoir pourquoi t’es énervé ! »…. Voire pire, hurler encore plus fort que votre enfant, le punir, l’isoler ou le mettre sous une douche froide ! Résultat, votre enfant se retrouve dans l’incompréhension puisqu’à ses yeux il est doublement puni.
OUI, la colère de votre enfant, surtout si elle est récurrente, vous met les nerfs à vif mais NON, il ne faut pas céder à l’appel du lion qui sommeille en vous ; surtout, ne mettez pas d’huile sur le feu ! Deux solutions s’offrent donc à vous ; le laisser libérer sa colère seul mais toujours à portée de vue, ou l’accompagner du mieux que vous pouvez.
Quand il est frustré, et bien sachez-le, votre enfant a tout à fait le droit d’être en colère. Son besoin immédiat est d’évacuer cette émotion intense, de laisser échapper la vapeur de la cocotte minute pour revenir à un apaisement. Il peut le faire seul en décidant de se focaliser sur une activité qui va lui permettre de se défouler ; taper du pied plutôt que de taper sur sa sœur, taper dans un ballon dehors plutôt que dans les murs ou les jouets, faire du trampoline, regarder son dessin animé préféré… tout est possible tant qu’il ne se met pas en danger. A vous de définir avec lui ce qu’il est autorisé à faire quand il est fâché.
Mais il peut se faire accompagner d’un de ses parents ; improvisez une sortie à vélo, proposez-lui de cuisiner et de préparer le goûter du jour, toute activité susceptible d’attirer son attention ailleurs. Si votre enfant est plus grand vous pouvez aussi le mettre en responsabilité ; en ayant le choix, il aura le sentiment d’être considéré comme un grand. Ensuite, une fois la crise passée et retombée, vous pourrez vous poser avec lui pour échanger sur ce qui s’est passé. Le dialogue doit s’ouvrir sur le problème ; d’une part pour comprendre la raison de la colère, voir si elle était justifiée et si elle n’aurait pas pu se résoudre différemment, et d’autre part pour rappeler les règles comportementales au sein de votre foyer.
En conclusion, il faut laisser votre enfant exprimer la colère jusqu’au bout. C’est une forme de médicament pour soigner les émotions. Il n’y a rien de pire que d’ajouter de la frustration à la frustration alors gardez votre calme et soyez zen.
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