A découvrir aussi quelques pistes sur la gestion de la colère d’un enfant.
Ne subissez pas votre famille… Vivez-la !
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A découvrir aussi quelques pistes sur la gestion de la colère d’un enfant.
Pleurer c’est libérateur, ça fait des petites entailles dans les armures de protection que nous avons bien installées en nous et ça permet à l’émotion de s’évacuer.
Lise Côté
Quel que soit l’âge de votre enfant, les pleurs sont un phénomène normal. Et l’endroit où il se sent le plus en confiance pour évacuer les émotions fortes accumulées tout au long de la journée, c’est dans sa maison auprès de vous. Pleurer est un moyen pour lui d’exprimer ce qu’il ressent. Alors plutôt que de l’en empêcher, laissez-le évacuer et accompagnez-le.
Il faut comprendre que pleurer est un moyen d’exprimer ce que nous ressentons à l’intérieur.
Un enfant qui va à l’école, à la garderie ou en crèche, se retrouve en contact avec des adultes et des enfants qui ont aussi leur propre histoire. Leur façon de s’exprimer, d’appréhender telle ou telle situation et de gérer leurs émotions n’est pas la même que vous. C’est propre à chacun et les interactions entre chaque individus en découlent. Votre enfant se retrouve ainsi plongé dans des univers qui sont différents du sien et dans lesquels il n’a pas ses repères ; il doit donc s’adapter.
Mais, à y réfléchir, cette adaptation demande une énergie de dingue ! Imaginez-vous arriver dans un nouveau job. Que se passe t-il ? Vous vous posez énormément de questions sur qui est votre responsable, comment seront vos collègues, est-ce que vous allez être à la hauteur de vos missions ? Et au fur et à mesure du temps, vous serez confronté à l’humeur changeante de certains, la gestion d’un dossier qui vous aura pris la tête, la machine à café récalcitrante au moment où vous en aviez le plus besoin, etc… Tout autant de situations qui génèrent des émotions, parfois intenses, qu’il faut gérer. Et bien dîtes-vous que pour votre enfant c’est pareil. Il passe forcément par des inquiétudes et des questionnements difficiles à gérer au quotidien. D’autant plus que cette fois-ci il ne peut pas se réfugier dans les bras de maman ou papa ! Il doit gérer seul avec ce qu’il est et ce avec quoi il a été construit.
Il est donc important d’encourager et non de réprimer votre enfant à sortir toute sa douleur physique et émotionnelle accumulée dans la journée.
On a tous tendance à dire « arrête de pleurer, tu me casses les oreilles ! » Mauvaise pioche ! Parce que quand nous disons à notre enfant d’arrêter de pleurer, cela a malheureusement l’effet inverse. Il continue de plus belle et les pleurs peuvent laisser place à la colère ; terrain favorable au conflit, bien plus compliqué à gérer !
Par contre, lui dire qu’on comprend son besoin de pleurer et qu’il en a le droit le rassurera. Ainsi, rester à côté de lui peut suffire, mais parfois il en faut plus. C’est pourquoi, en fonction de son âge on peut lui tendre une perche pour qu’il verbalise ses émotions. Par exemple « C’est normal d’être triste et de pleurer, si tu veux en parler je suis là » ; ceci laisse toutes les possibilités. Il entend d’une part qu’on le soutien, que sa tristesse nous importe, et d’autres part qu’on est à son écoute et que le dialogue est ouvert.
En conclusion, gardez la zen attitude ! Même s’il est difficile d’entendre son enfant pleurer et crier, il est préférable d’accorder de l’importante à ses pleurs. N’hésitez pas à me contacter pour faire le point si nécessaire ensemble.
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